Vincent Roger - Conseiller du 4e arrondissement, conseiller régional d'Île-de-France, délégué spécial de la Région Île-de-France pour Paris 2024

Génération 2024 !

À l’initiative de Gilles Pécout, Recteur de Paris, lancement aujourd’hui en Sorbonne du Comité de pilotage « Génération 2024 ». L’ambition de ce comité est de mobiliser la jeunesse autour des Jeux Olympiques et Paralympiques. Voici le texte de mon intervention:

Monsieur le Recteur,
Madame et Messieurs les adjoints à la Maire de Paris,
Monsieur le Directeur régional de la jeunesse et des sports
Monsieur le Directeur de l’Académie,
Mesdames, Messieurs

Merci Monsieur le Recteur d’avoir pris l’initiative de nous réunir.

Avec Valérie Pécresse, la Présidente de la région, nous voulons que l’Ile-de-France soit un acteur engagé pour la mobilisation de la génération 2024. Un acteur solidaire de l’ensemble des partenaires, un acteur aussi rigoureux qu’enthousiaste.

Dans ce cadre, je voudrais partager avec vous plusieurs convictions :

Paris 2024 est une aventure humaine exceptionnelle. Elle doit nous inviter à dépasser les petites mesquineries du quotidien autant politiques qu’administratives. Elle doit être l’expression d’un état d’esprit qui nous rassemble. C’est ce qu’entre membres du COJO nous appelons l’esprit de Lima. J’avais résumé cet état d’esprit lors d’un séminaire avec le CIO comme un condensé du génie français, synthèse de notre diversité, alliant énergie, créativité, enthousiasme et rigueur.

Cet état d’esprit, nous devons en être les garants et le faire partager au plus grand nombre à commencer par notre jeunesse.

La Génération 2024 qui est aujourd’hui dans nos écoles, collèges, lycées et universités doit prendre conscience qu’elle va vivre un moment unique. Un événement qui arrive tous les cent ans. Une fête planétaire dont elle sera la colonne vertébrale organisatrice.

Notre rôle, c’est de l’accompagner pour qu’elle soit au rendez-vous.

Dans cette perspective, je suis convaincu que notre première mission est de mobiliser la génération 2024 autour de valeurs.

Celles du sport comme l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, le goût de l’effort…
Celle de l’olympisme comme le partage, l’ouverture aux autres…
Ces valeurs qui se conjuguent parfaitement avec celles de la République.

Paris 2024 doit être avant tout un partage de valeurs pour la génération qui va l’incarner.

Tous les acteurs autour de cette table font déjà beaucoup pour transmettre ces valeurs et les développer auprès des jeunes. De nombreuses initiatives pédagogiques et/ou événementielles sont prises par les enseignants, les clubs, les associations et les collectivités locales.

Nous devons les renforcer, mieux les coordonner et les améliorer.

Je pense, en particulier, à la semaine olympique et paralympique qui est encore, à mes yeux, balbutiante. Dispositif que nous devons en février prochain faire monter en puissance.

A travers son programme « les ambassadeurs du sport », la région est prête à prendre toute sa part dans la préparation de cette semaine. Cette séquence pourrait être l’occasion de communiquer davantage, autour des valeurs du sport et de l’olympisme, sur l’égalité fille/garçons et sur un autre regard par rapport aux jeunes en situation de handicap.

Ensuite, il est important de transmettre un héritage à la génération 2024.

Cet héritage sera matériel par le legs de différentes infrastructures mais, ce qui est aussi important, c’est l’héritage immatériel pour la génération 2024.

En 2024, nous aurons besoin de près de 70 000 volontaires pour réussir les JO. Ces volontaires sont pour l’essentiel aujourd’hui dans les établissements scolaires franciliens à commencer par ceux du rectorat de Paris.

Dès maintenant, nous devons sensibiliser collégiens et lycéens à cette opportunité. Ceux qui se porteront volontaires recevront des formations ad hoc. Pour tous, cela sera une valeur ajoutée sur leur CV ; pour beaucoup, cela débouchera sur un emploi.

De même, Paris 2024 doit être un booster pour l’apprentissage des langues. Avec Valérie Pécresse, nous voulons en 2024 une région bilingue pour le plus grand nombre et, en particulier, pour la génération 2024. C’est pourquoi nous encourageons l’enseignement des langues dans une logique pluridisciplinaire et le développement des sections internationales.

Enfin, autour du label génération 2024, voire au-delà de ce programme nous devons encourager la pratique sportive. Parce qu’elle est vectrice de valeurs éducatives. Parce qu’elle est un bon moyen de lutter contre le stress et améliorer le bien-être de chacun. Parce qu’elle est un outil de santé publique.

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Fort de ce constat, je forme le vœu que dans le cadre de nos échanges plusieurs chantiers s’ouvrent (sans être exhaustif) :

– L’utilisation des équipements sportifs des établissements scolaires : sachez que la région Ile-de-France est à 100% pour. Tout ce qui contribuera à ouvrir les lycées à leur environnement aura le soutien de la région.
– Les conditions de préparation des lycéens et étudiants de haut niveau. Dans nos établissements, il y a des futurs médaillés. Nous avons un objectif de 80 médailles.
– Le cursus réservé aux sportifs de haut niveau dans les lycées et universités.
– L’amélioration et le développement du dispositif CHASE et tout ce qui concerne les horaires aménagés.
– Les programmes pédagogiques en lien avec les besoins des Jeux. Les métiers du sport.
– L’approche sport santé à l’école.
– La pratique handisport en milieu scolaire.
Voilà, Monsieur le Recteur, Mesdames, Messieurs, les ambitions que la région Ile-de-France souhaite partager avec vous tous pour la génération 2024. Je suis ravi que cela soit sous le parrainage de Roxana Maracineanu et de Ryadh Sallem.

Avec eux, je suis certain que nous allons permettre, à Paris, à la génération 2024, de faire sienne la devise olympique : plus haut, plus vite, plus fort…