Vincent Roger - Conseiller du 4e arrondissement, conseiller régional d'Île-de-France, délégué spécial de la Région Île-de-France pour Paris 2024

Lycées parisiens : « il me paraît nécessaire, à Paris, de resectoriser les lycées ».

Tribune parue sur leparisien.fr le 6 octobre 2019

« Il me paraît nécessaire de resectoriser les lycées », explique Vincent Roger, conseiller régional et conseiller du 4e arrondissement de Paris dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France.

En juillet, une mère de famille, m’a montré les documents officiels prouvant que son fils, avec 13,7 de moyenne, avait vu ses sept vœux d’affectation en seconde refusés. L’an dernier, il fallait pour un élève non-boursier près de 17 de moyenne pour passer du collège Charlemagne au lycée du même nom. Tous les ans, des élèves de 3e des collèges parisiens sont victimes d’un système kafkaïen. La chose a pour nom : Affelnet.

Ce logiciel national affecte les élèves pour leur rentrée en classe de seconde. Problème : il est inadapté à la géographie scolaire de la capitale. À Paris, la densité est forte avec plus de cinquante établissements sur 105 km2. « Affelnet Paris » offre la possibilité de choisir. Que du bonheur en perspective ! Surtout lorsque l’on sait que 60 % des élèves obtiennent leur premier choix. Mais le diable se cache dans les détails.

Paris est ainsi découpé en quatre districts. Affelnet s’établit sur un barème de points : 9600 points pour les résultats scolaires ; un bonus de 9600 si l’élève choisit un lycée de son district ; tout élève boursier a 4800 points d’avance. Chaque élève doit faire huit choix en fin de 3e. Le système instaure de fait une hiérarchie des lycées. Dès l’entrée au collège, les enfants l’intègrent. Conclusion pour tous : « Si tu n’es pas à Condorcet, tu as raté ta vie… » (avec des variantes en fonction du district).

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