Vincent Roger - Conseiller du 4e arrondissement, conseiller régional d'Île-de-France, délégué spécial de la Région Île-de-France pour Paris 2024

Petite mise au point

Depuis quelques jours il me revient des rumeurs entretenues sur les réseaux sociaux -une « poubelle à ciel ouvert» pour reprendre la formule de Maître Dupond-Moretti- ou par des candidats et leurs entourages dans le centre de Paris concernant les causes de mon désengagement dans la campagne municipale. J’avais décidé, dans un premier temps, d’ignorer tout cela. Mais trop de bêtises associées à une méchanceté gratuite suffisent. Je ne suis plus sur la liste de Pacôme Rupin car les engagements pris à mon égard n’ont pu être respectés du fait d’un parachutage inopportun d’une personne, sans doute respectable, mais qui ne représente que lui même dans le centre de Paris. J’ai refusé ensuite la place qui m’a été proposée car elle ne correspondait ni à mon parcours ni à mon histoire dans le centre de Paris. Je considère que Pacôme Rupin comme Agnès Buzyn n’en sont pas responsables. C’est le fruit de copinage et de tractations de dernière minute vieux comme la politique. Je voterai pour Agnès Buzyn et Pacôme Rupin. J’ai fait une procuration à mon épouse dans ce sens car j’ai décidé de partir prochainement à l’étranger pour m’éloigner – durant 3 semaines- d’un microcosme parisien sur lequel il y aurait beaucoup à dire en matière de d’éthique. Depuis plus d’un an je dis qu’il ne peut y avoir d’alternance à Paris sans un accord entre la droite, le centre et LREM. Je continue à penser que c’était le meilleur scénario pour gagner. Le manque de courage des uns – combien m’ont dit à droite qu’ils partageaient cette analyse pour faire ensuite exactement l’inverse- le narcissisme d’un mathématicien et la désinvolture d’un candidat en ont décidé autrement. J’assume d’avoir voulu être un militant d’un vaste rassemblement qui dépassait des clivages surannés pour servir Paris. Il n’y avait pas de différences idéologiques qui l’interdisaient. Je ne regrette absolument pas mon choix d’avoir essayé d’y œuvrer. C’était un choix de conviction. Comme je m’honore de ne pas partager la même conception de la politique que Madame Dati. Je suis d’ailleurs convaincu qu’au soir du 1er tour les plus thuriféraires de LR voudront fusionner, en particulier dans le centre de Paris, avec des gens, qu’ils trouvent aujourd’hui infréquentables, pour avoir des places. J’en prends le pari. Tout cela est d’une grande malhonnêteté intellectuelle. Je ne m’exprimerai plus sur le sujet jusqu’au soir du premier tour.

Bon vote à tous.