Vincent Roger - Conseiller du 4e arrondissement, conseiller régional d'Île-de-France, délégué spécial de la Région Île-de-France pour Paris 2024

Pour un Président solide

Dans ce 21ème siècle, si bouleversé, qui a juste 17 ans, chacun doit assimiler une triple révolution celle de la mondialisation, celle du digital et celle de l’accélération. Certains en sont les bénéficiaires. Nombreux en demeurent exclus. Beaucoup piétinent.
 
La complexité du monde paralyse les décideurs, de plus en plus suiveurs de l’opinion, et désarçonne les citoyens, qui se sentent livrés à eux-mêmes. L’élection de Donald Trump, le Brexit, la montée des extrêmes de gauche comme de droite, mais aussi la tentation de l’homme providentiel, sont une conséquence tangible de cette perte de repères. L’indécision des nombreux électeurs à quelques jours du vote du premier tour de l’élection présidentielle provient du même phénomène. Preuve que nous vivons dans une société anxiogène.
 
Une évidence s’impose et accroît ce trouble : la France n’est pas prête. Pas prête à répondre aux défis de notre siècle. Pas prête non plus à donner une espérance à sa jeunesse. Elle n’est pas prête car elle accepte depuis trop longtemps le chômage de masse, l’explosion exponentielle de la pauvreté, l’endettement comme seul héritage pour les générations futures, la montée du communautarisme, le recul de l’autorité, la repentance face à son histoire…
 
Face à cette situation, dimanche prochain, plusieurs options s’offrent à nous : l’indécision permanente comme mode de gouvernance avec Monsieur Macron, le retour du communisme germanopratin avec Monsieur Mélenchon, la fin du rêve européen avec Madame Le Pen… Face aux menaces qui la guettent et aux défis multiples qu’elle doit relever, la France du 21ème siècle mérite-t-elle de telles destinées ? Alors qu’elle est à la croisée des chemins qu’ils soient nationaux, européens ou mondiaux peut-elle se permettre le choix de l’inexpérience allié à l’incohérence intellectuelle, la folie de la sortie de l’Euro ou la naissance d’une 6ème République populaire ? 
 
Dimanche, il ne s’agit pas de faire le choix de la perfection, chacun sait qu’elle n’est pas de ce monde. Dimanche, il ne s’agit pas non plus de s’interroger sur le sexe des anges. Dimanche, il s’agira en conscience de savoir à qui on peut confier la 5ème puissance économique pour la sortir de la crise et pour la mener à bon port dans l’océan de défis et de complexité qui l’entourent.
 
Pour cela, il lui faut un Président solide. Un Président qui a de l’expérience. Un Président qui ne change pas d’avis en fonction de l’humeur du temps. Un Président qui ne vogue pas au gré des sondages d’opinion. Un Président qui ne varie pas selon les questions des journalistes. Un Président qui se fout des modes. Un Président qui ne cède pas à l’immédiateté. Un Président qui ne prend pas les journalistes pour ses psychiatres. Un Président qui ne change pas d’opinion dans la même émission sur des sujets graves comme on l’a vu dernièrement avec Emmanuel Macron sur le nucléaire, la défense et la Syrie.
 
Un Président capable, par son projet, d’enrayer ce fléau qu’est le chômage. Ce mal que certains candidats acceptent comme une fatalité. Cette souffrance française qui pourtant nous ronge socialement. Un Président qui ose en conséquence des politiques jamais mises en œuvre en France mais qui ont pourtant réussi en Allemagne ou au Royaume-Uni. Un Président qui dit la vérité aux Français. Un Président qui a été le premier, avec courage, à évoquer la faillite de l’Etat. Un Président conscient que, si on ne fait pas souffler un vent de liberté dans les voiles du bateau France, il s’échouera avec fracas sur les rivages dangereux de la division nationale et de l’explosion sociale.
 
Un Président qui fait du respect de la personne humaine une valeur cardinale de la République. Respect en soutenant et en revalorisant ceux qui sont les héros quotidiens du pacte républicain : policiers, enseignants, militaires, soignants…. Respect en donnant à chacun la liberté de créer et d’entreprendre.  Respect en faisant de l’égalité entre les hommes et les femmes une ambition assumée de son quinquennat. Respect vis-à-vis des oubliés de la République en mettant en œuvre un plan pluriannuel pour lutter contre la grande pauvreté et redonner du sens à la dignité humaine.
 
Un Président qui ne veut pas changer de République tant nos institutions ont fait la preuve de leur efficacité malgré la déliquescence de l’Etat sous la Présidence Hollande. Un Président qui préside. Un Président qui aura une majorité stable. Un Président qui décide. Un Président qui donne un cap en ayant une priorité le retour du plein emploi et une ambition : faire de la France la première puissance européenne.
 
Face aux menaces géopolitiques qui s’accroissent, la France ne peut être dans l’hésitation. Elle doit avoir à sa tête un Président serein, calme, sérieux et cohérent.  Il apparait urgent d’avoir enfin un Président qui ne dialogue pas avec Leonarda mais un chef d’Etat qui soit crédible pour négocier avec Erdogan, Trump, Poutine, Xi Jinping…   Un chef des armées, ayant l’autorité et le sang-froid, qui doit être un acteur aussi exigeant que protecteur dans un monde plus instable et dangereux qu’il y a dix ans. Un Président qui soit respecté par ses interlocuteurs. Un Président qui soit un rempart pour combattre avec fermeté les ennemis de la France. Un Président qui rebooste une Europe impuissante afin de lui faire renouer son lien avec les peuples.
 
Sur la scène internationale comme en matière économique et sociale, la France a besoin de ce Président solide. C’est une impérieuse nécessité. C’est même une urgence si elle veut répondre aux défis de son siècle, dimanche prochain, elle ne peut choisir l’esprit de tergiversation ou celui de l’aventure extrême.
 
Dans les épreuves qu’il a traversées, un homme a fait preuve d’une détermination et d’une résistance sans égal. Sa force lui vient de la grande responsabilité qui est la sienne, celle de redresser le pays, de redonner à la France la place qui lui revient dans le monde.  Cet homme s’appelle François Fillon. Il sera ce Président solide.